|
Dirigeants > Les parachutes dorés
Les parachutes dorés 1. Introduction Les cadres des grandes sociétés ont longtemps bénéficié de primes de départ exorbitantes pour amortir leur chute quand l’entreprise change de main. Beaucoup de ces primes sont mises en place par l’administration et couvrent entre 20 à 30 personnes évoluant aux plus hauts échelons de l’entreprise. Par contre, les gratifications de départ, elles, sont négociées individuellement ou incluses dans le contrat d’embauche initial. Le couperet tombe généralement au moment du rachat de l’entreprise, mais aussi lorsqu’un acheteur potentiel exerce des pressions sur le conseil d’administration en vue de se débarrasser de certains cadres avant de conclure la transaction. 2. Pourquoi changer une recette éprouvée ? Quelle que soit la façon dont elles sont mises en place, les primes de départ sont accordées uniquement aux personnes qui, pour citer Stanley Bing du magazine Fortune, " véhiculent un message selon lequel, d’une manière ou d’une autre, on ne pourrait se passer d’elles ". Et c’est exactement ce qu’a fait Chrysler en instituant cette règle pour ses 30 cadres les plus haut placés. Un arrangement qui peut sembler outrancier, mais qui constitue tout de même une précaution très sensée, selon les dires de gros investisseurs chez Chrysler. Car au moment d’une prise de contrôle longue et ardue, beaucoup de cadres font circuler leur curriculum vitæ pendant les hostilités et ne s’attendent pas à ce qu’on les retienne en cas d’échec. Le fait de savoir qu’ils seront dédommagés si la transaction a lieu leur permet de supporter la situation sans avoir à se soucier de partir avant de se faire congédier. 3. Clauses particulières Dans d’autres circonstances, la prime de départ se transforme en gratification pour un cadre particulier qui possède un contrat aux conditions bien définies. Les primes de départ étant normalement mises en place par l’entreprise pour un ensemble de cadres supérieurs, les gratifications de départ, elles, sont accordées uniquement à certains cadres de très haut niveau, après discussion. Ronald Fox, principal associé du cabinet d’avocats Fox Williams de Londres, parle de quatre types d’arrangements : La clause contractuelle révisable : la somme qui sera versée est établie en fonction de la période pendant laquelle la rémunération se poursuit après que l’avis de licenciement ait été donné. La clause compensatoire fixe : somme qui sera versée si le cadre doit quitter son emploi avant l’échéance de son contrat. La clause de changement d’administration : somme précise qui sera versée en cas de rachat de l’entreprise ou de tout autre changement d’administration. La clause à échéance et à somme fixes : somme qui sera versée à un cadre dont le contrat à durée déterminée n’est pas renouvelé. 4. Gratifications de départ ou bien " pouce vert " ?
Les dirigeants européens ont suggéré un nouveau concept qui, à défaut d’être lucratif, a tout de même le mérite d’être brillant : le congé de jardinage. Cette situation survient quand un cadre est remercié et qu’aucune somme forfaitaire ne lui est versée. En revanche, il conserve son nom dans le registre de paie pour toute la période stipulée dans l’avis, mais reste à la maison à... " jardiner ". De tels arrangements fleurissent en Allemagne, mais ont cependant très peu de chance d’éclore en France, en Espagne ou en Italie, où des conventions collectives en béton touchent même les cadres supérieurs.
|
|
Données personnelles et cookies | Contactez-nous | © Copyright - Monster.com - Tous droits réservés - NASDAQ:MNST
|

et <P> de votre clavier.